Si vous êtes un proche ou un ami, vous aurez remarqué sur mes réseaux sociaux quelques changements vis-à-vis des infos que je partage régulièrement, autant sur mon Facebook personnel que sur Instagram ou Snapchat -Marinelmnr- : des images, des vidéos ou encore des récits que l’on voit régulièrement dans les médias. On a pas forcément envie de les regarder, de les écouter ou encore de les lire. On les évite à tout prix et pourtant tout est là.

Aujourd’hui j’avais envie de vous partager ces choix personnels. Ces choix de vie  que je n’impose et n’imposerais pour rien au monde à personne. Non pas pour me justifier car cela n’engage que moi mais pour vous partager mon expérience et répondre aux fameuses questions du : Quand ? Comment ? Pourquoi ?
Ici il n’est en aucun cas question de jugements, que cela vienne de vous, lecteurs, ou de moi. Nous pouvons échanger en commentaires sans problème, dans le calme et la bonne humeur. Chacun vis sa vie comme il l’entend. Les débats sont les bienvenus, tant qu’ils restent constructifs ! 🙂

 

Commençons par le commencement : l’Australie.
Il y a un an maintenant, je décidais de partir à l’autre bout du monde vivre une expérience incroyable en Australie. Je vous raconte d’ailleurs chacune des étapes de ce voyage par ici, et puis par là aussi. Officiellement, je partais pour mes études : améliorer mon anglais. Officieusement, parce que j’étais un peu perdue, je ne savais pas quoi faire de ces six derniers mois et c’était la meilleur occasion de partir aussi loin, pendant un temps. Se recentrer sur soi-même, vivre une expérience inédite, se tester loin de tout ce qui était connu.
De cette expérience, j’ai appris énormément de choses. Tout d’abord que nous n’avons qu’une vie alors autant la vivre à fond. Voyagez si vous le pouvez, tant que vous le pouvez. C’est une expérience qui change une personne. & puis j’ai rencontré des gens, tous différents de par leur personnalités uniques mais aussi leurs modes de vie. Un pays qui accorde beaucoup d’importance à la préservation de sa faune et de sa flore : animaux sauvages aux dimensions impressionnantes, mais aussi culture des grands espaces et de la nature.
Vous l’aurez compris, la vie y est différente et c’est ce qui m’a plu ! Les australiens sont très ouverts aux cultures et habitudes de consommation. Des restaurants il y en a partout et ils s’adaptent tous aux différents régimes alimentaires : des options végétariennes/veganes, il y en a partout ! Deux amies l’étaient et nous en avons donc beaucoup discuté. De discussions nous sommes passées à des débats enflammés mais toujours dans le respect de chacune d’entre nous. Je me suis intéressée au pourquoi du comment, à leurs engagements, à la façon dont elles le vivent. J’étais à ce moment là une grande carniste. La viande, j’en étais folle. Rien qu’un saucisson sous le nez et s’en était finit pour moi. ahah.
Retour en France.
Septembre 2016. Retour à Bordeaux et encore un mois avant de reprendre le rythme : les cours, l’alternance. Je vis chez Pauline, une amie de la famille. On y mange bio, local et de saison. On discute et on échange beaucoup sur nos modes alimentaires, puis vient le sujet du végéta*isme. On évoque le fait que j’aimerais essayer de diminuer ma consommation de viande et Pauline est très ouverte à la question. Je décide, petit à petit, d’arrêter.
Pourquoi arrêter de manger de la viande ?
Chacun choisis de ne plus manger de viande pour des raisons qui diffèrent. Me concernant, tout est question de protection animale & d’environnement.
On parle de « viande » mais ce n’est qu’un mot sur un produit. Sur quelque chose que l’on assimile très rarement à un animal. Nous achetons de la viande en supermarché ou en boucherie. Tout est déjà prêt à être consommé. La chaîne de production est bien loin de nos habitudes d’achat. Alors on achète sans vraiment se poser la question du pourquoi et du comment cela se retrouve dans nos assiettes. On consomme pour consommer. On consomme parce que l’on aime ça, parce que ce sont des habitudes alimentaires qui nous collent à la peau.
J’ai décidé de passer au-delà. Je me suis remise en question mais surtout : je me suis INFORMÉE. Il existe beaucoup de vidéos qui dénoncent la maltraitance animale ainsi que les répercutions désastreuses sur l’environnement. Je ne m’étais jusqu’alors jamais intéressée à la défense des animaux et aux répercussions de nos modes de consommation sur notre environnement. J’ai donc commencé par regarder des témoignages, puis sont ensuite venues les vidéos et les documentaires sur le sujet. Aujourd’hui je me tourne régulièrement vers des études plus approfondies sur le sujet mais aussi des associations telles que L214, dont on entend énormément parler dans les médias, mais aussi Sea Shepherd, ACTA, et bien d’autres.
Pour que vous compreniez au mieux ces changements voici ci-dessous une liste -non-exhaustive- de vidéos, d’interviews ou de documentaires que je vous conseil si le sujet vous intéresse, ou simplement par curiosité. Vous risquez d’être surpris !!

Concernant la maltraitance animale
Les vidéos de & pourquoi pas Coline (EPPC) sur le véganisme #BEVGIE : C’est quoi le véganisme ?; Le lait et les vaches ?; Les oeufs et les poules ? 
Vegan depuis un an maintenant, Coline évoque le sujet avec intelligibilité, sensibilité et sérieux. Des sources intéressantes et qui donnent à voir et à savoir. Avec des mots simples, sans chichis et un discours plein de bon sens, on comprend et on s’intéresse. Un petit pas vers le végétarisme, un grand pas vers le véganisme. On aime et surtout, ON LA SUIT !! 
Le témoignage de Georgia Herackova, youtubeuse vegan, & son chéri : Pourquoi je suis devenue vegan ?
C’est, il me semble, la première vidéo que j’ai regardé concernant le végéta*isme et elle m’a beaucoup touchée. La façon dont elle aborde le sujet avec délicatesse et pleine d’émotions..difficile de ne pas rester indifférent à la cause qu’elle défend très humblement. Je trouve qu’elle donne envie d’en apprendre plus sur le sujet. 
L’intervention de Gary Yourovski, militant vegan : Le discours le plus important de votre vie
Lorsque l’on parle de végéta*isme et que l’on demande comment les gens en sont venus à cela, on évoque souvent le discours de Gary qui défend avec ferveur la cause animale et les enjeux de celle-ci. Un discours prenant, que l’on sent vrai et qui pousse à comprendre. Ce qu’il y dit est très controversé car il parle de faits scientifiques non-avérés, discutés et discutables, mais dans la forme je trouve que ce qu’il dit est vrai. A vous de juger ! 🙂
Mais aussi et surtout, le très célèbre documentaire Earthlings
Comment vous expliquer…ce documentaire est saisissant, c’est le mot ! Il dénonce avec ferveur ce que subissent les animaux, de la nourriture en passant par les vêtements ou encore les animaux de compagnie, le divertissement et la recherche scientifique. Les images sont fortes, elles dénoncent des actes insoutenables et qui ne laisseraient personne indifférent. Je crois que c’est après avoir visionné cette vidéo que j’ai décidé d’arrêter complètement la viande.

Concernant l’environnement
(vous trouverez les docus ci-dessous en streaming très facilement)
Le documentaire Cowspiracy, de Kip Andersen
Je ne le connaissais pas jusqu’à Janvier dernier lors d’une projection organisée à Bordeaux par ACTA et L214 : j’ai ADORÉ ! Ce documentaire est une pépite. Il suit un jeune homme, engagé tout d’abord dans des démarches éco-responsables, intéressé par les nombreuses propositions politiques qui en découlent (réduction des Gaz à Effets de Serre, réchauffement climatique..). La caméra le suit tout au long de ses recherches, ses demandes d’interviews, ses enquêtes de terrain…et peu à peu, il découvre une politique corrompue à tous les niveaux. Le problème ? Je vous laisse découvrir le documentaire…:) 
Un indice ? Entre 20 à 50% des Gaz à Effets de Serre et donc du réchauffement climatique sont dus à notre consommation de viande de boeuf, face à seulement 13% pour les transports…On comprend donc très vite quelle influence les lobbys ont sur la politique publique.
Le documentaire Before the flood, de Leonardo Dicaprio
De magnifiques images, de très beaux paysages et un appel à faire bouger les choses. Leonardo DiCaprio est végétarien et très engagé auprès des nations unies dans la protection environnementale. Il y dénonce les probables dangers de continuer à vivre ainsi si l’homme continue à détériorer la terre sur laquelle il vit..
Le petit + : Le documentaire Demain, de Cyril Dion & Mélanie Laurent
Des alternatives ? Il en existe énormément partout dans le monde mais malheureusement on en entend très peu parler. Cyril Dion donne donc la voix à ceux qui contribuent à une meilleure qualité de vie à travers de nouvelles habitudes de consommation éthiques et responsables. On aime beaucoup !!

Végétarienne ? Végétalienne ? Que suis-je ?
Octobre 2016, cela fait déjà un mois que j’ai stoppé toute consommation de viande et je me sens bien. Ça ne me manque pas. Je me renseigne et découvre le tableau ci-dessous :

Mettre un mot sur un état : je suis pesco-végétarienne. Soit, végétarienne en transition. Mais je n’aime pas les cases, car elles ne sont pas la représentation de ce que je suis. Je ne mange pas de viande, très rarement du poisson, encore des fruits de mer..mais je ne porte plus de cuir, ni de laine, angora et autres matières issues de la souffrance animale. Je ne bois pas de lait car je n’aime pas ça..et consomme encore des oeufs, bios et élevés en plein air. Je ne trouve donc pas de case qui me corresponde, qui définisse qui je suis.
Être végétarien, c’est ne pas consommer de chaire animale, qu’elle quelle soit : viande ou poisson.
Être végétalien, c’est ne pas consommer de produits d’origine animale.
Être vegan, c’est être végétalien tout en étant contre toute forme de maltraitance animale (zoos, aquariums, cirques, vêtements issus d’animaux, tests sur les animaux, etc.). Leur foutre la paix, en somme.
Mais du coup, tu me manges que des graines ?
Lorsque l’on annonce notre végéta*isme, nous avons régulièrement le droit à des abominations du genre. Des aprioris bidons, sortis de nulle part et sans aucun fondement. Des préjugés qui amènent à des quiproquos assez impressionnants et qui n’auraient jamais lieu d’être si nous étions omnivores. C’est comme si, tout à coup, notre santé intéressait tout le monde. C’est comme si, tout à coup, la terre entière devenait médecin. Pouf, comme ça, par magie ! Alors nous avons le droit aux carences, manque de fer, manque de protéines ou encore manque de calcium. La liste est longue..
Et puis il y a les remarques enfantines telles que « & les hommes alors dans tout ça ? » -Update : &PourquoiPasColine vient de sortir une vidéo à ce sujet ICI « & les plantes, elles souffrent elles aussi », « Tu ne manges que des graines du coup ? », « Ta vie doit être d’un ennuiiiii »… et bien d’autres encore. Comment vous dire que… je n’ai pas de mots.
Je vous propose un article très sympas, à lire absolument, et qui répondra à l’ensemble de ces les 10 idées reçues sur le végétarisme, par Luna sur Simonae.fr !
Journal de bord – 7 mois de pesco-végétarisme..
Décembre 2016 – Annonce à la famille ?
Ma sœur et mon frère sont au courant depuis septembre, ma mère et mon père le sont indirectement. Ils s’en doutent et en ont eu des échos. Noël approche à grands pas et qui dit noël dit manger, dit famille. GOSH. Parents séparés, des deux côtés je sentais déjà venir les questions, les critiques, la peur. Premier repas de passé du côté de ma maman et dans l’effervescence des fêtes, personne n’a rien vu. Puis du côté de mon papa, tout le monde était déjà au courant officieusement. J’évite donc le sujet mais lorsque l’on me lance dessus, je discute tranquillement. Puis viennent alors, sortis de nulle part, des jugements hâtifs, des critiques non-constructives et aux clichés ridicules.
Je n’ai même pas un moment pour me défendre, je ne peux même pas en placer une, rétorquer et de toute manière, je suis consternée. Consternée par cette intolérance, ce refus de comprendre, cette manière de dire les choses si méchamment. Je laisse tomber, ça n’a pas ou très peu d’importance pour moi. C’est ma vie, mes choix et je ne les impose à personne. Que cela gêne les autres veut probablement dire qu’ils se sentent peut-être coupables de quelque chose. Je ne cherche pas plus loin. Les fêtes passent et nous voilà déjà en Janvier.
Janvier 2017 – Non, la viande ne me manque pas.
Janvier 2017, nouvelle année, nouveaux changements à l’horizon. Cela fait maintenant six mois que je ne mange plus de viande et tout va très bien. Je mange encore du poisson ainsi que du fromage, la transition se faisant petit à petit car je crois trop en mes convictions pour pouvoir continuer ainsi. J’ai envie d’aller plus loin, j’ai envie d’apprendre à cuisiner vegan, envie de faire partie d’une association, de m’engager dans quelque chose en lequel je crois. Doucement mais sûrement, comme j’aime le dire.
Je me rend compte qu’il existe de plus en plus d’alternatives à tout ce que l’on a l’habitude de manger alors j’y crois, fort. Je pense vraiment qu’un jour, nous aurons besoin de changer nos habitudes alimentaires et prendre conscience du monde qui nous entoure si nous ne voulons pas foncer tout droit dans un mur.
Février 2017 – Qu’est ce qui me bloque ?
J’ai 23 ans, je suis jeune et j’aime sortir boire un verre, manger un bout au restaurant, aller à la rencontre des gens. Le problème qui se pose aujourd’hui ce sont les restaurants. Je n’ai pas envie de me priver de sorties et malheureusement il y a très peu d’endroits proposant dans leurs menus des options végétariennes/vegan. Ça arrive petit à petit en France mais pour le moment ça n’est pas encore assez conséquent pour que les enseignes décident de proposer de telles options sur leurs cartes.
A la fin du mois j’habiterai seule et il me tarde. Je pourrais désormais essayer de passer au véganisme. Je suis une grosse nulle en cuisine, c’est une catastrophe, mais j’ai envie d’essayer. Je pense sincèrement que si mes habitudes changent, mes goûts changeront eux aussi.
Il faut prendre cela non pas comme une contrainte mais comme un défi.
7 mois, le bilan ?

Cela fait 7 mois maintenant que j’ai entrepris ce chemin alimentaire et tout va pour le mieux. La viande ne me manque pas, je diminue ma consommation de poisson doucement mais sûrement.
Petite anecdote : il y a de cela quelques semaines, repas d’entreprise au restaurant. Je précise que je ne mange ni viande, ni poisson. Il y a donc un menu général, pour tout le monde, et puis il y a le mien : salade de choux accompagnée de ses tartines d’aubergines; risotto aux légumes. Une petite tuerie. Résultat : mes collègues étaient jalouses et dégoutées de ne pas avoir eu la même chose..:)
A la fin de la semaine, je déménage pour habiter seule. -Oui oui, 23ans il était temps, allelhuia ! & qui dit habiter seule dit : apprendre à gérer son budget, sa consommation, ses sorties, etc. Mais surtout : apprendre à cuisiner. Un gros problème car pas très douée, impatiente et végétarienne…comment vous dire que cela risque d’être assez drôle !!

To be continued…xx

 

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